Dos
Dos
Spiritualité d’il y a mil ans, spiritualité d’aujourd’hui
Il n’y a pas de religion sans objets. S’il est généralement admis que la spiritualité n’a pas besoin de la matière, l’observation de la réalité le dément : aujourd’hui comme hier, de nombreux objets agissent comme intermédiaires entre les choses quotidiennes et celles divines. Cette idée et pratique de la médiation, bien vivante dans les théories contemporaines de la communication, a été en réalité élaborée pendant des siècles par la pensée religieuse à travers de diverses pratiques « spirituelles-matérielles ».
La chrétienté médiévale n’y fait pas exception. Elle a développé cette médiation à partir d’une vision particulière du potentiel expressif de la matérialité. La religion chrétienne catholique a été —et continue d’être— la confession prédominante à Vic depuis mil ans, jusqu’aux dernières décennies. Cependant, dans les dernières années, la carte spirituelle de la ville s’est élargie et enrichie, à la fois grâce à l’adoption de nouvelles pratiques spirituelles issues de la société vigatane et grâce à l’arrivée de personnes venues d’autres régions et d’autres aires culturelles.
Quelle est donc la carte spirituelle de Vic aujourd’hui ? Quelles confessions sont actives dans la ville et quels sont leurs « instruments » ? S’il y a mil ans, des artistes ont créé des instruments de médiation vers le transcendant, quelle fonction peut jouer aujourd’hui l’artiste contemporain ? Pouvons-nous collaborer dans la création de nouveaux instruments qui cristalliseraient cette nécessité de médiation avec le transcendant ?
Janvier – Juin 2026
Idée et organisation
MEV, Musée d’art médiéval (MEV)
Direction
Oriol Picas (MEV)
Médiateurs avec les confessions religieuses
Joan Soler (Casal Claret)
Raül Torras (Citoyenneté. Mairie de Vic)
Commissariat des expositions
Instruments de l’Âme aujourd’hui à Vic (MAP)
et Enraciné au sol (ACVIC)
Glòria Picazo
Activités i communication
Carme Comas (MEV)
Anna Tañà
Rédaction et documentation
Judith Abellán (Fondation Bosch i Gimpera. UB)
Instruments de l’âme est né d’un dialogue avec différentes confessions religieuses implantées à Vic, afin de mieux connaitre leurs protagonistes, leurs instruments et leurs attentes concernant la transcendance et la vie. Cette première étape nous a permis d’identifier à la fois les points communs et la singularité de chaque communauté.
Le projet a ensuite mis ces confessions en contact avec des artistes contemporains afin que, par le biais de rencontres et de processus de travail partagés, ils puissent cocréer de nouveaux « instruments de l’âme ». L’exposition, présentée au Musée de l’art du cuir (MAP) depuis le 23 janvier, est au cœur de cette démarche, mais elle est aussi le point de départ d’un programme plus vaste, déployé dans toute la ville et ouvert aux établissements culturels, aux organismes et aux groupes créatifs, dans le but d’assurer l’intégration harmonieuse des communautés et des activités issues du projet dans la vie culturelle de Vic.
Il s’agit d’un projet du MEV (Musée d’art médiéval), en collaboration avec le Casal Claret et le Service de citoyenneté de la mairie de Vic, en lien avec les communautés religieuses de la ville.
Entités et artistes qui participent au projet
ACVIC. Centre d’Arts Contemporànies; Biblioteca Pilarín Bayés; Casino de Vic; Centre Cívic Joan Triadú; Escola de Música i Conservatori de Vic; Congregació dels Dolors de Vic; E-Green Social Design, Fito Conesa; Fòrum Vicus; Fundació Hospital de la Santa Creu de Vic; Isabel Banal; Jan Madrenas; L’albergueria. Centre Cultural del Bisbat de Vic; L’Atlàntida. Centre d’arts escèniques d’Osona; L’Estrangera; La Clota; Laia Solé; Mariona Moncunill; Orfeó Vigatà; Pegah Khoei; Pep Vidal; SP25 Arquitectura; Toni Casassas; Tres e u / VicClic; Universitat de Vic. Universitat Central de Catalunya; Valentina Alvarado Matos.
Centres de culte, confessions religieuses et practiquants non confessionnels de Vic
Bisbat de Vic; Centre Cultural Islàmic; Claretians (Fills del Cor de Maria); Comunitat Musulmana de Vic; Congregació dels Dolors, Escola Dominiques. Vic; Església Adventista del Setè Dia; Església Evangèlica Bethel Vic; Gurdwara Sahib, temple Sikh; practicants de l’animisme; practicants del budisme; practicants del xamanisme.
Instruments de l’Âme aujourd’hui à Vic
Organisé par le MEV, Musée d’art médiéval
Du 23 janvier 2026 au 26 avril 2026
Musée de l’art du cuir (salle d’expositions du Centre culturel Joan Triadú)
L’exposition réunit cinq œuvres d’art contemporain qui interrogent la signification actuelle des instruments de l’âme, fruit d’un dialogue entre le MEV, les artistes Valentina Alvarado Matos, Fito Conesa, Laia Solé, Mariona Moncunill et Pep Vidal, et les communautés religieuses de Vic, sous le commissariat de Glòria Picazo.
Les propositions, nées d’un travail d’écoute et de collaboration, explorent des éléments communs à diverses traditions spirituelles —tels que le son, la lumière, les rituels, les textes sacrés et les lieux de culte— et situent l’art contemporain comme un espace de rencontre et de réflexion sur la diversité, la coexistence et la pluralité de la ville de Vic.
Les cinq projets recherchent un équilibre entre la présentation d’expériences personnelles et le respect absolu de la diversité. Ils mettent également en lumière la beauté et l’harmonie qui émergent de l’observation des rituels religieux. Le terme religion vient du latin relegere, qui signifie « lire attentivement » ou « prêter attention », une attitude qui a guidé l’ensemble du processus créatif. Nous avons écouté des voix très diverses et avons placé la création contemporaine à la croisée des chemins où ont convergé dialogues et découvertes, mais aussi de nombreux doutes : une situation hybride où coexistent des personnes, des cultures et des religions et sur laquelle, sans aucun doute, notre présent doit se fonder.
Ce projet propose une réflexion sur l’importance des lieux sacrés dans les différentes confessions religieuses présentes à Vic. Dans cette perspective, les personnes deviennent un élément central pour l’observation des coutumes, des pratiques et des rituels.
L’analyse de l’espace permet de révéler les modes d’usage et les expériences générés par les lieux sacrés. En particulier, le textile acquiert une importance capitale en tant qu’élément d’analyse, car il permet d’identifier les points de contact entre les trois communautés religieuses avec lesquelles l’artiste a collaboré : la Congrégation des Douleurs, le gurdwara de la communauté sikhe et la mosquée de la communauté musulmane de Vic.
Le processus de création s’est développé à travers des rencontres et des ateliers qui ont permis de mettre en évidence la présence d’éléments textiles conçus comme des instruments de l’âme. Le choix chromatique du projet d’exposition est étroitement lié à l’importance que chacune des trois confessions accorde à certaines couleurs.
Ce projet vise à faciliter les rencontres entre différents groupes de la ville de Vic, en prenant pour point de départ l’acte de regarder afin d’analyser comment la lumière, agent physique, devient un outil d’observation et de production d’images. Il explore l’acte de voir, regarder et penser les images à travers des ateliers et des séances de travail auxquels ont participé des personnes liées au Centre islamique de Vic et au gurdwara de la communauté sikhe de la ville.
Tout au long de ce processus, le silence, appréhendé comme une forme de résistance et de soin dans les contextes migrants et féministes, occupe une place centrale, tout comme la lumière, élément médiateur entre l’âme et le sacré. Ce silence se manifeste également comme un espace pour dénoncer les difficultés souvent rencontrées par les migrants.
Par ailleurs, grâce à ces ateliers et aux dialogues instaurés entre les différents participants, des groupes d’enfants du Centre civique Plaça Osona et de l’Escola Dominiques de Vic ont pu s’exprimer, nous permettant ainsi de mieux comprendre leur rapport à la lumière et au silence, à travers l’expérience quotidienne et religieuse de leur communauté.
Ses propositions artistiques associent les arts visuels à la musique, exploitant son pouvoir de transformation, de connexion et de cohésion, et surtout sa capacité à fédérer les communautés. Les sons deviennent un moyen « d’écouter, comprendre et partager », tandis que les espaces se métamorphosent en caisses de résonance. En témoignent les interventions musicales réalisées au temple sikh de Vic et au clocher de la cathédrale.
Le projet vise à faire « résonner » les sonorités de deux communautés religieuses implantées à Vic. D’une part, l’artiste a associé la communauté sikhe à la chanteuse Claudia Schneider, de tradition grégorienne, comme on peut le voir dans la vidéo ; d’autre part, il a associé l’Église chrétienne Bethel et l’Orfeó vigatà, comme le montrera une performance dans les rues de Vic. Ces propositions soulignent comment, grâce aux séances d’écoute menées tout au long de la préparation du projet, il est possible de comprendre l’autre et de partager des expériences entre différentes cultures, la musique faisant office de lien d’union.
Au cours de son travail, l’artiste a constaté que dans de nombreux lieux sacrés, des objets rythmant le temps structurent et marquent leur fonctionnement habituel. Le temps organise les pratiques religieuses de la communauté. Pour l’artiste, cette rencontre musicale interconfessionnelle est une manière d’influencer l’importance du rituel communautaire et de le transcender, en réunissant les communautés religieuses et les institutions musicales locales.
Jardin des croyances est une installation vivante dont le noyau central se situe dans le cloitre du Centre culturel Joan Triadú. Elle se déploie sous forme de petits jardins dans divers lieux de culte musulmans, chrétiens et sikhs de la ville de Vic.
Ce projet est né d’un dialogue avec les communautés religieuses de la ville, qui ont partagé leurs connaissances, leurs souvenirs et leurs liens symboliques avec les plantes. Il en résulte un jardin qui s’appuie non seulement sur les textes sacrés, mais aussi sur la transmission vivante à travers laquelle chaque communauté construit son propre paysage spirituel.
À partir de ces échanges et de recherches dans les sources bouddhistes, coraniques, sikhes et bibliques, une sélection d’espèces aux significations religieuses, symboliques et culturelles a été réalisée, avec le soutien et la validation des fidèles des différents lieux de culte.
Cet ensemble forme un jardin botanique multiconfessionnel, disséminé dans toute la ville, où les plantes —à l’image des êtres humains— coexistent dans le même temps et le même espace, enrichies par un substrat commun provenant de différentes parties d’Osona. Le Jardin des croyances est à découvrir dans le cloitre du Centre culturel Joan Triadú et dans les espaces de culte du Centre culturel islamique de Vic, du gurdwara de la communauté sikhe et du jardin de l’Hôpital de la sainte Croix de Vic (conception du jardin et du mobilier d’exposition : Oriol Pinell).
Ce projet souligne que, de tout temps, les plantes ont constitué un lien silencieux entre les communautés, devenant l’image matérielle d’un dialogue possible : un jardin partagé qui n’existe que grâce aux voix qui l’ont façonné.
Le titre de cette proposition s’inspire des signatures de classification des ouvrages religieux de la bibliothèque Pilarín Bayés de Vic, soulignant ainsi son orientation vers les livres religieux de différentes confessions.
La recherche, visant à identifier les lacunes en ouvrages religieux correspondant aux diverses religions présentes dans la bibliothèque municipale, a été menée en collaboration avec la communauté sikhe, la communauté musulmane de Vic, le Centre culturel islamique de Vic, l’Église Bethel et l’Église adventiste du septième jour. Ces lacunes sont mises en évidence par les livres exposés et mis à la disposition du public.
Parallèlement, le mobilier-étagère conçu pour présenter cette « bibliothèque des lacunes » fait directement écho au mobilier présent dans de nombreux lieux de culte. Ces livres sont perçus comme des instruments de l’âme.
À l’issue de l’exposition, tous les volumes seront intégrés au catalogue de la bibliothèque Pilarín Bayés, afin de favoriser le dialogue entre les confessions participantes et de les placer sur un pied d’égalité en matière de représentation culturelle.
Vic se transforme en un véritable espace de dialogue interculturel avec le projet Instruments de l’âme, présenté aujourd’hui à Vic et porté par le MEV. Cette initiative invite à repenser les liens entre art contemporain, spiritualités actuelles et vie communautaire, en déployant une programmation qui s’étend au-delà des espaces d’exposition pour investir rues, jardins, lieux culturels et espaces naturels de la ville.
Le projet propose une constellation d’expériences artistiques et participatives : ateliers, actions rituelles en pleine nature, concerts, séances d’écoute, récits oraux, parcours à travers des jardins spirituels, installations artistiques et formats innovants tels que la Bibliothèque Humaine ou une radio itinérante. Chaque proposition est conçue comme un lieu de rencontre, pensé pour stimuler la participation, favoriser le vivre-ensemble et ouvrir des espaces de réflexion partagée.
Le projet fait de la ville un laboratoire créatif à ciel ouvert, où la culture devient un outil de cohésion et de transformation sociale. Une invitation à découvrir Vic sous un nouvel angle, reliant tradition et modernité, art et spiritualité, individu et communauté.
Exposition personnelle d’Isabel Banal, sous le commissariat de Glòria Picazo, explorant le « blanc » comme une distillation des axes centraux de l’œuvre de l’artiste : la toile, la table, le carnet, le pigment, les assiettes en porcelaine, les figurines en plâtre, les agneaux de la crèche…
Dans la démarche d’Isabel Banal, le blanc se présente comme une distillation de certains thèmes majeurs de son travail : la nature, le paysage, la culture populaire, le passage du temps et le moi —en tant que femme. Un blanc que l’on pourrait concevoir comme un distillat de terre ayant perdu toute apparence originelle de couleur et de texture, mais conservant intacts l’arôme et la saveur de son origine.
L’exposition est complétée par une constellation d’œuvres invitées qui permettent de visualiser l’univers personnel et professionnel que l’artiste a façonné tout au long de sa carrière.
Du 31 janvier au 11 avril 2026
Lieu : ACVic — Centre d’arts contemporains
Carrer de Sant Francesc, 1
Organisation : ACVic — Centre d’arts contemporains
Entrée libre
Exposition de l’artiste Isabel Banal à l’ACVic — Centre d’arts contemporains.
Du 31 janvier au 11 avril 2026
L’agencement de récipients dans les espaces spirituels est une pratique présente dans diverses cultures, liée à l’eau, au son et au rituel. Des fonts baptismaux aux jarres en céramique utilisées pour modifier l’acoustique des lieux sacrés, ces éléments ont agi comme des réceptacles sensibles et des présences matérielles.
L’œuvre Entrer en résonance de Jan Madrenas s’inspire de cette tradition pour présenter un ensemble de pièces en céramique contenant de l’eau accordée selon une fréquence spécifique. Chaque pièce génère sa propre réponse sonore et, ensemble, elles créent une sonorité harmonieuse collective qui active l’espace d’exposition comme un système sensible, en dialogue avec la présence des corps.
Du 13 février au 12 avril 2026
Lieu : L’Albergueria
Carrer de L’Albergueria, 1
Organisation : L’Albergueria et MEV, Musée d’art médiéval
Entrée libre
Exposition de l’artiste Jan Madrenas à L’Albergueria, Centre culturel de l’évêché de Vic.
Du 13 février au 12 avril
Atelier participatif animé par l’artiste et praticienne iranienne Pegah Khoei, vous invitant à découvrir la poésie, le symbolisme et les pratiques méditatives du soufisme. Nous nous réunirons, le cœur et l’esprit ouverts, pour explorer la richesse de cette voie spirituelle ancestrale, dont l’essence réside dans l’appel à l’unité de tous les êtres humains, dans le souvenir de la source originelle et dans la quête de la beauté, à travers le derviche tourneur et les symboles associés à cette pratique.
La cérémonie Meshk-e Sufi. Le Meshk invite à vous immerger dans la richesse de la tradition soufie et à expérimenter la beauté de la dévotion. C’est un espace pour ouvrir son cœur, se laisser porter par la musique et se laisser connecter au divin par la danse des derviches tourneurs. Musique, silence, danse et immobilité s’unissent dans un voyage vers une connexion profonde avec l’Être, permettant d’atteindre un état d’extase serein appelé vajd dans le soufisme. Une reconnexion avec la sagesse du cœur.
Jeudi 5 février 2026, de 18h à 20h30
Lieu : MEV, Musée d’art médiéval
Plaça del bisbe Oliba, 3
Organisation : MEV, Musée d’art médiéval
Inscriptions au MEV
Activité gratuite
Musique en direct interprétée par Pegah Khoei, Ido Segal et Tomeu Gomila.
Chants du puits est un projet de l’artiste Toni Casassas qui explore, à travers le chant des racines, le lien entre la langue d’une communauté et l’expression musicale qui en découle. Il redécouvre d’anciennes mélodies populaires et traditionnelles du répertoire des Pays catalans afin d’en sonder l’essence même et de proposer une expérience contemplative et méditative.
À cette occasion, Toni Casassas présente, avec les musiciens Sebastià Bardolet et Joan Miró, le projet Arrelances. Ils sont accompagnés de musiciens reconnus et d’un chœur composé de voix de langues et d’origines diverses : une mosaïque humaine qui chante à l’unisson et tisse, à partir de la diversité, un pont artistique et spirituel reliant les langues aux racines sonores communes.
Derrière chaque langue du monde se cache un passé, une histoire ancestrale et extraordinaire, un fil qui nous unit depuis les origines de l’humanité.
Mercredi 11 mars 2026, à 20h
Lieu : L’Atlàntida, Centre d’arts scéniques d’Osona
Carrer de Francesc Maria Masferrer, 4
Organisation : Fondation L’Atlàntida avec la collaboration du Département de la Culture de la mairie de Vic
Gratuit
Places limitées
Il faut télécharger l’entrée
Crédits :
Un projet de Toni Casassas
Direction et coordination musicales : Sebastià Bardolet et Joan Miró
Toni Casassas, chanteur ; Josep M. Cols, piano; Miquel Casals, flute ; Ricard Puigdomènech, guitare ; Bruna Bretxa, contrebasse.
Arpi Babamyan, Charleen Cheng, Egbert de Jong, Halima Lamhari, Imane Elouarti, Joan Canillas, Júlia Evans Calm, Maïna Gautier, Marc Fàbrega, Maria Teixidó, Mariama Dieme, Mariana Loss, Pili Pascual Martínez, Sandra M. López H., Sara Gómez, Serena Sgarzi, voix
Production : Cristina Vilaró
Chants du puits est un projet de l’artiste Toni Casassas qui explore la relation entre la langue d’une communauté et l’expression musicale qui en découle.
La religion, la foi et le besoin humain de tisser des liens avec l’inconnu amènent les systèmes spirituels à recourir aux objets et aux symboles pour ouvrir des ponts entre le monde terrestre et le sacré.
Dans de nombreuses traditions, la musique devient un langage essentiel pour favoriser cette connexion. La liturgie catholique, par exemple, structure l’Eucharistie par des fragments sonores, tantôt choraux, tantôt instrumentaux, tandis que l’Église Bethel consacre le début de son office au chant et à la pleine célébration du divin avant d’aborder la parole et le rite.
Conesa propose une séance d’écoute née de la démarche vers différentes confessions et du partage d’émotions. De là s’ouvrent des conversations autour de pièces musicales spécifiques qui servent de pont, de manière explicite ou plus évocatrice. C’est une invitation à écouter, à se laisser toucher par les voix et les émotions, et à habiter cet espace spirituel qui, bien que collectif, se révèle souvent plus intensément dans l’intimité.
Jeudi 12 mars 2026, à 19h
Lieu : Casino de Vic
Carrer de Jacint Verdaguer, 5
Organisation : MEV, Musée d’art médiéval et Casino de Vic
Inscription au Casino
Activité gratuite
Conesa propose une session d’écoute née de l’approche de diverses confessions religieuses et de l’expérience partagée des sens.
Ce concert spécial du Vendredi des Douleurs met à l’honneur la musique chorale, qui a toujours su donner voix au silence de la mort. Dans les œuvres de Purcell, Bach et Rheinberger, compositeurs inscrits dans trois contextes chrétiens différents, ce silence se métamorphose en prière, en consolation et en lumière. Trois perspectives complémentaires qui nous invitent à envisager la mort non comme une fin, mais comme un chemin vers la paix et le dépassement.
Vendredi 27 mars 2026, à 18h30
CONFÉRENCE préliminaire par Oriol Pérez Treviño.
Lieu : MEV, Musée d’art médiéval
Plaça del bisbe Oliba, 3
CONCERT
Lieu : Église des Douleurs
Carrer dels Dolors, 1
Premier passage : 20h00. Deuxième passage : 21h15.
Organisation : Ofreó Vigatà et Congrégation des Douleurs
Activité gratuite
Vendredi 27 mars 2026, conférence préliminaire par Oriol Pérez Treviño au MEV, Musée d’art médiéval. Concert à l’église des Douleurs : premier passage, 20h ; second passage, 21h15.
Voix de l’âme est une rencontre interculturelle de contes oraux et de musique où trois conteurs de cultures différentes partagent des récits traditionnels dans leur langue d’origine, accompagnés d’instruments de percussion. La traduction simultanée, assurée par les conteurs eux-mêmes, facilite la compréhension des histoires.
Ce projet crée un dialogue entre les mots et les sons qui invite à la découverte de la richesse culturelle à travers l’échange d’expériences.
Jeudi 9 avril 2026, de 18h à 19h30
Lieu : MEV, Musée d’art médiéval
Plaça del bisbe Oliba, 3
Organisateurs : MEV, groupes de recherche GRECC, Glossa et GREAF de la Faculté d’éducation, traduction, sports et psychologie, en collaboration avec la U Hub de la UVic — UCC
Inscription au MEV
Activité gratuite
La proposition se présente comme un dialogue entre langues et sons, dans lequel la parole et la musique se rencontrent pour générer un échange d’expériences.
Les propositions artistiques de Fito Conesa associent les arts visuels à la musique, exploitant cette dernière pour son pouvoir de transformation, de connexion et de cohésion, et surtout pour sa capacité à fédérer le tissu social.
Le projet vise à faire résonner les sonorités des différentes communautés religieuses de Vic, sans oublier la dimension festive et rituelle de leurs pratiques. C’est pourquoi l’observation, l’écoute, la compréhension et le partage constituent le cœur de la démarche de Fito Conesa dans ce projet de concert-procession.
Samedi 18 avril 2026, à 17h
Lieu : débute au clocher de la cathédrale et se termine au MAP
Organisation : MEV, Musée d’art médiéval
Activité gratuite
Samedi 18 avril 2026, à 17h
Lieu : débute au clocher de la cathédrale et se termine au MAP
Organisation : MEV, Musée d’art médiéval
Activité gratuite
Les espaces les plus méconnus de Vic, où nature, paix et beauté sont préservées. Vic recèle encore des lieux insoupçonnés lorsqu’on flâne dans ses rues. Y pénétrer ne laisse personne indifférent, tant le contraste avec le paysage environnant est saisissant.
Voulez-vous savoir pourquoi ces joyaux ont été préservés comme des réserves naturelles, malgré l’urbanisation ? Le secret de cette résistance réside dans une spiritualité ancestrale, enracinée depuis des siècles. Et Vic en est devenue une référence unique.
Samedi 9 et 16 mai 2026, à 9h30 et 12h
Durée : 2 heures
Lieu : Divers espaces de Vic
Organisation : Fòrum Vicus
Inscriptions : visites@forumvicus.cat
Prix : 15 € par participant
Tu veux savoir pourquoi ces lieux précieux ont été conservés comme des réserves naturelles, malgré les changements urbanistiques?
Aujourd’hui, on peut dire que tout le monde est connecté, mais de quelle connexion parle-t-on ? De la connexion au wifi ou de la connexion à soi-même ? Et concernant cette connexion à soi-même, c’est-à-dire à son âme, de quels outils disposons-nous pour la rendre possible ?
Ràdio Clota retourne dans les rues pour interrompre le tourbillon de la semaine et s’assoir pour converser dans des dialogues presque profonds.
Intriguée par la manière dont les personnes rencontrées vivent leur foi au quotidien, elle recueille des témoignages variés : une courte méditation avant le petit-déjeuner, allumer une bougie pour les examens finaux d’un neveu, écrire une décision importante sur un bout de papier et le bruler, formuler un vœu à la lune, se confesser en secret toujours au même arbre… et bien d’autres pratiques spirituelles de toutes sortes.
Une station de radio qui recherche les espaces périphériques et déserts de Vic, avec des participants choisis au hasard, plaçant toute sa confiance dans le destin incertain, mais quotidien.
Du 28 mai au 11 juin 2026, 18h
Lieu : Rues de Vic
Organisation : La Clota
Activité gratuite
Une radio qui cherche des espaces périphériques et peu fréquentés de Vic, avec des participants aléatoires, et qui pose toute sa confiance dans le destin incertain, mais quotidien.
Une action collective qui prend racine dans les rituels du corps, du cœur et de l’âme. Cette proposition vous invite à un voyage sensoriel à travers les cinq sens —mouvement, respiration, voix, regard et silence— pour investir un espace de connexion où se rencontrent l’individu et le collectif.
L’action explore l’origine des rituels dans la nature et bénéficie de la participation de confessions animistes et chamaniques, témoignant de la diversité des pratiques présentes dans les différentes spiritualités.
Samedi 20 juin 2026, de 10h à 13h
Lieu : Sortie depuis la plaça del bisbe Oliba
Organisation : L’Estrangera
Inscription à L’Estrangera
Activité gratuite
L’action explore l’origine des rituels dans la nature et bénéficie de la participation de confessions animistes et chamaniques, témoignant de la diversité des pratiques présentes dans les différentes spiritualités.
Sur la place, un groupe de photographes déploie ses décors comme autant d’espaces d’écoute, de présence et de regards partagés. Des portraits sont réalisés en direct, accompagnés d’objets intimes chargés de sens, éléments qui relient les personnes à leur spiritualité, à leur mémoire ou à leur expérience intérieure. Cette proposition invite à une rencontre ouverte entre l’image et l’essence, où la photographie devient un acte d’attention et de reconnaissance de la diversité spirituelle.
Dimanche 14 juin 2026, de 10h à 13h
Lieu : plaça del bisbe Oliba
Organisation : Tres-e-u VicClic
Activité gratuite
Des portraits sont réalisés en direct, accompagnés d’objets intimes chargés de sens, éléments qui relient les personnes à leur spiritualité, à leur mémoire ou à leur expérience intérieure.
La Bibliothèque Humaine vise à favoriser la tolérance et la compréhension entre les personnes. Elle crée des espaces de dialogue sécurisés où des sujets tabous peuvent être abordés ouvertement entre des personnes très différentes qui, autrement, n’auraient peut-être jamais eu l’occasion d’échanger.
L’initiative repose sur l’idée que nous avons tous des préjugés et que nous portons tous des jugements. C’est de là que vient la devise Unjudge someone, qui pourrait se traduire littéralement par « déjuger quelqu’un », car les préjugés sont souvent intériorisés et il est nécessaire d’en prendre conscience pour pouvoir les briser.
Le principe est simple : une conversation personnelle et sincère entre un livre et un petit groupe de lecteurs, afin de découvrir ce qui se cache derrière l’étiquette que la société donne à certaines personnes.
Dans cette édition, les livres sont liés aux thèmes abordés par Instruments de l’Âme, tels que l’expérience du voyage migratoire ou la fuite du pays d’origine, la coexistence entre deux réalités et cultures, la mort et le deuil, la guerre ou la spiritualité artistique. Les récits se dérouleront dans les salles du MEV, qui offrent un espace calme et accueillant, atmosphère idéale pour ce type de rencontre.
Date à venir
Lieu : MEV, Musée d’art médiéval
Plaça del bisbe Oliba, 3
Organisation : MEV, Musée d’art médiéval, en collaboration avec la Bibliothèque Pilarín Bayés
Inscription au MEV
Les récits se dérouleront dans les salles du MEV, qui offrent un espace calme et accueillant, atmosphère idéale pour ce type de rencontre.